?Contexte : Dans le cadre du plan Ecophyto 2018, la protection de la vigne contre l'oïdium, que le changement climatique risque de favoriser, doit bénéficier d'une bonne gestion des résistances de l'agent pathogène E. necator aux fongicides (pour éviter tout traitement inutile).

Il y a un besoin de diagnostic précoce de la présence de résistance avant manifestation de baisse d'efficacité. Les outils moléculaires peuvent y aider.

 

?méthode : Les mutations conduisant aux résistances aux IDM et aux strobilurines ayant été identifiées, un test de diagnostic de la présence
de ces mutations a été mis au point conjointement par l'INRA et l'ANSES.

Il fait appel à la PCR quantitative. Il permet de diagnostiquer la présence des allèles de résistance sans devoir cultiver E. necator (culture difficile au laboratoire car ce parasite obligatoire nécessite un support végétal vivant).

 

?cartographie : Ce travail a permis de suivre l'évolution des résistances de 2008 à 2011 inclus.
La cartographie, à partir de plus de 250 échantillons, montre, en tenant compte des biais liés au choix des parcelles et régions d'échantillonage :
' des fluctuations de la résistance aux DMI,
' une augmentation de la résistance aux QoI.

Le suivi de 9 parcelles en 2010 et 2011 ne montre pas d'évolution significative de la résistance aux DMI, mais une augmentation (significative ou non selon le seuil retenu) de celle aux QoI.
Enfin, à partir de 2010, on note la présence d'échantillons porteurs des deux résistances.