Les pommes de terre de conservation sont souvent stockées durant de nombreux mois après leur récolte, obligeant à mettre en oeuvre des techniques performantes pour éviter la germination des tubercules avant leur déstockage et leur commercialisation. Avec l'interdiction d'utilisation du chlorprophame (CIPC) depuis le 8 août 2020 au sein de l'Union européenne, les producteurs et opérateurs de la filière pomme de terre doivent mettre en oeuvre les différents leviers disponibles pour satisfaire à cette exigence de qualité.
Après avoir pris en compte les principales mesures prophylactiques telles que l'orientation vers des variétés à long repos végétatif et la bonne régulation des températures de stockage, y compris leur abaissement à un niveau compatible avec le maintien de leur qualité technologique et organoleptique, les producteurs peuvent se tourner vers des inhibiteurs de germination, peu nombreux mais aux profils diversifiés. Certains ont une action préventive (hydrazide maléique, 1,4 DMN, éthylène), tandis que d'autres possèdent une action curative (huile de menthe et huile d'orange).
Alors que, pour bon nombre d'intervenants, l'interdiction du CIPC semblait insurmontable il y a quatre ans, la complémentarité des solutions disponibles permet généralement de parvenir à un résultat plus que satisfaisant même après une durée de conservation de plus de six mois, à condition de disposer de bâtiments adaptés. Depuis septembre 2024, les opérateurs français peuvent également s'appuyer sur un nouvel outil d'aide à la décision conçu par Arvalis (OptiGERM) pour les guider dans l'optimisation de leur choix pour le contrôle de la germination de leurs tubercules stockés.



