Dans le contexte des débats sur les néonicotinoïdes et sur la protection des abeilles et autres insectes pollinisateurs lors de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, Arvalis-Institut de végétal a souhaité caractériser l'attractivité de différentes cultures vis-à-vis de ces auxiliaires.

Pour étudier la fréquentation des pollinisateurs, un protocole a été élaboré en céréales à paille (orge d'hiver, orge de printemps, blé tendre), lin et pomme de terre, pendant la floraison de ces cultures. Il a consisté à noter systématiquement la présence des insectes le long de transects identifiés, sur dix parcelles par culture, positionnées à proximité de ruchers (pire cas pour les abeilles domestiques). Au total, 50 parcelles ont été suivies dans quatre secteurs géographiques : Grand-Est (Marne), Hauts-de-France, Normandie, Occitanie (Gers).

Les trois céréales à paille étudiées ne sont pas des cultures attractives pour les trois catégories de pollinisateur étudiées (abeilles domestiques, abeilles sauvages, bourdons), les densités y sont faibles, comparées aux densités moyennes sur colza et tournesol. La présence d'adventices en fleur est une source potentielle de fréquentation. La tendance reste la même pour la pomme de terre. Pour le lin, les résultats semblent montrer une culture moyennement attractive, notamment vis-à-vis des bourdons.