On a étudié l'évolution quantitative (tonnage) de trois marchés fongicides : cuivre et soufre d'abord, puis fongicides vigne de 1984 à 2002, enfin fongicides céréales de 1986 à 2003.
Le cuivre et le soufre, fongicides traditionnels, ont vu les tonnages employés régresser fortement depuis le XIXe siècle, et cela continue depuis 1980 pour le cuivre. Depuis 1990, ils représentent toujours à eux deux entre le quart et le tiers des tonnages de produits phytosanitaires utilisés en France.
Sur la vigne, le tonnage de fongicides consommé varie du simple au double selon les années, mais sans évolution nette. Les variations sont dues aux différences de pressions parasitaires (liée au climat) exercées par les principales maladies : mildiou et oïdium.
Ce dernier représente 45 % du nombre de traitements réalisés mais le soufre utilisé contre lui pèse en moyenne 72 % de la quantité totale de fongicides appliqués sur chaque hectare de vigne. La nécessité de conserver le soufre pour gérer les résistances aux autres produits ne laisse pas présager de fortes baisses dans les prochaines années.
Pour les céréales, la baisse des quantités/ ha/an est spectaculaire : 2 900 g/ha en 1986, 553 g/ha maintenant. L'importance de l'innovation en matière de substances actives fongicides et la montée en puissance de la protection raisonnée pour des raisons techniques et économiques en sont la cause. For the purposes of this study, we examined total tonnages for three fungicide markets in France, i.e. copper and sulphur, vine fungicides between 1984 and 2002 and cereal fungicides between 1986 and 2003.
Tonnages of copper and sulphur have declined since the 19th century and this situation is continuing for copper. Nevertheless these two chemicals together account for between one quarter and one third of the total tonnage of crop protection products in France.
In vineyards, the tonnage of fungicides can be halved or doubled from one year to the next, but there is no clear trend. Indeed, these variations are caused by differences in the pressure exerted by downy and powdery mildew. Powdery mildew alone is the object of around 45% of treatments carried out and the sulphur used in these treatments accounts for an average of 72% of the total tonnage of fungicides used in grapevine protection. The need to retain sulphur for use in offsetting resistances to other products allows the assumption to be made that there is unlikely
to be a fall in consumption in the foreseeable future.
On cereal crops, the spectacular drop in quantities applied per hectare per year (2 900 g/ha/year in 1986, 553 g/ha/year today) is largely the result of innovation (new active substances which are effective in low doses) and the increased use of integrated crop protection practices.



