Au-delà de la réglementation, plusieurs facteurs peuvent limiter, ou à l'inverse, favoriser le développement des mélanges : l'évaluation de leurs performances, les équipements, les débouchés, la stratégie de sélection génétique, et l'organisation et le financement des activités de recherche et de conseil.
Ces différents points sont discutés en considérant dans un premier temps le cas des mélanges intra- ou interspécifiques utilisés en grandes cultures. Le cas des matériels hétérogènes biologiques (MHB) pour l'agriculture biologique (AB), qui impliquent des changements plus profonds, est discuté dans un second temps.
Les réglementations sur les semences ont évolué pour favoriser les transitions agroécologiques. Ces évolutions réglementaires vont de l'adaptation du cadre actuel (autorisation de mélanges de variétés inscrites séparément) à des changements plus radicaux, avec l'autorisation de commercialiser des MHB sans dispositif d'évaluation préalable (sans essais d'inscription). De nombreux facteurs technico-économiques influencent également le développement des semences hétérogènes, selon différentes logiques économiques. Le recul pour observer l'ensemble de ces effets est limité, si bien que la diffusion effective des semences hétérogènes soulève encore de nombreuses questions.



