Les mélanges de cultures, qui consistent à mélanger plusieurs variétés et/ou espèces sur une même parcelle, sont de plus en plus pratiqués en France. Si les mélanges de variétés représentent désormais la première « variété » de blé tendre cultivée, la progression des mélanges d'espèces, bien qu'existante, est plus timide.

Les mélanges variétaux, simples à intégrer dans un système, n'ont aujourd'hui plus aucun mal à être commercialisés. Concernant les mélanges d'espèces, de nombreux freins ont été mis en évidence, d'ordre technique au champ (semis, récolte), mais aussi de commercialisation (tri, manque de débouché). Pourtant, les mélanges d'espèces présentent des avantages à la fois agronomiques et économiques pour les agriculteurs, et pourraient permettre aux coopératives et négoces de diversifier leurs activités et filières. Actuellement, les mélanges d'espèces de type céréales/légumineuses sont surtout cultivés en agriculture biologique, où il existe des débouchés via des coopératives et négoces, ou en élevage, pour l'autoconsommation. Des initiatives collectives d'agriculteurs émergent localement, ce qui peut favoriser l'adoption de la pratique sur un territoire.