La nuisibilité du mildiou dû à Phytophthora infestans, principale maladie de la pomme de terre, tend à augmenter en France avec notamment l'épidémie de 2014.
Cela est lié à l'évolution des populations de P. infestans (« nouvelles » souches Blue 13 et Pink 6, risque d'arrivée de Green 33) avec la survenue de résistances à certains fongicides unisites (phénylamides type métalaxyl-M pour Blue 13, fluazinam pour Green 33). Les fongicides multisites tels que le mancozèbe trouvent donc un regain d'intérêt.
La société UPL, fabricante du mancozèbe, a confié à une équipe de chercheurs phytopathologistes hollandais des travaux menés à Wageningen puis Lelystad (Pays-Bas).
Deux premiers essais évaluaient l'efficacité du mancozèbe sur disques de feuille contre quatre souches différentes : une « ancienne », codée VK98014 et les trois « nouvelles », Blue 13, Pink 6, et Green 33.
Un troisième essai évaluait l'efficacité, sur plans de Bintje en pots, contre les trois nouvelles souches ainsi qu'une souche ancienne, dite « Orange », de type A1, aujourd'hui encore présente de manière significative mais minoritaire, dans le nord de la France et le Benelux, de trois fongicides seuls (mancozèbe, métalaxyl-M et fluazinam) et des associations du mancozèbe avec chacune des deux autres substances.
Les essais sur disques de feuille montrent que le mancozèbe est efficace sur les quatre souches testées.
Les essais sur plants le confirment. Ils montrent que les associations mancozèbe-fluazinam et mancozèbe-métalaxyl-M sont, globalement, significativement plus efficaces que le métalaxyl-M et le fluazinam seuls, et aussi plus efficaces (significativement) sur chacune des souches. Les auteurs en tirent des conseils d'emploi.



