Cette étude prospective révèle que les fenêtres temporelles de risque vis-à-vis des différentes maladies seraient plus précoces dans le futur, avec en général un risque global a minima aussi important qu’aujourd’hui.
R. Valade, M.-L. Delarue, C. Gigot, G. Couleaud, P. Deroo, D. Hamernig, O. Deudon, E. Gourdain

Changement climatique et agents pathogènes

Les cultures sont confrontées à une combinaison de stress biotiques et abiotiques qui affectent les rendements. Si les stress abiotiques sont largement étudiés, les pressions biotiques, en particulier celles liées aux maladies fongiques, méritent une attention renforcée dans les analyses prospectives. Le changement climatique influe sur les épidémies en agissant sur trois leviers : la physiologie des agents pathogènes (taux de croissance, sporulation, survie, inoculum primaire...), la phénologie et physiologie de l'hôte (stades sensibles, réceptivité des organes...), et enfin l'environnement d'infection (température, humidité, pluie, humectation, vent, rayonnement…).

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