La résistance des plantes et leur protection vis-à-vis des agresseurs sont cruciales pour une production alimentaire fiable. Elles permettent de réduire l'utilisation à des fins agricoles de terres, d'eau, de carburant et d'autres intrants, tant engrais que phytosanitaires.
L'amélioration de la résistance des plantes, à l'origine basée sur l'observation et la sélection, a bénéficié à partir des années 1990 des apports de la biologie moléculaire qui ont permis d'identifier les gènes à la base d'interactions plante-parasite. Certaines technologies ont conjointement permis d'accélérer et d'améliorer de façon considérable ces méthodologies, notamment le séquençage haut débit, l'automatisation du phénotypage, la gestion et le traitement des données, l'haplo-diploïdisation.
Le développement de techniques d'édition du génome offre de nouvelles perspectives de recherches et de création de nouvelles solutions. Cependant, en Europe, selon la méthode d'obtention utilisée (mutagenèse in vivo, mutagenèse dirigée comme le CRISPR, transgenèse...), la plante modifiée est considérée ou non comme un organisme génétiquement modifié (OGM) soumis à des dispositions spécifiques.



