La maladie tellurique liée à l'oomycète Aphanomyces euteiches occasionne des pertes de rendement qui peuvent atteindre 100% sur pois de printemps en cas de forte attaque. Il n'existe pas de méthode de lutte opérationnelle. La connaissance du potentiel infectieux (test biologique ou outil d'évaluation Eva) permet de choisir le type de pois (ou d'autres légumineuses) qu'il est possible de cultiver dans la parcelle.
Depuis une vingtaine d'années, des travaux de génétique et sélection sont menés en collaboration étroite entre Inrae UMR Igepp, le Groupement des sélectionneurs de protéagineux (GSP) et l'institut technique Terres Inovia.
Différents projets de recherches (PeaMUST, CasDar Armen, Faso-Peamas Faso-Dora) ont permis des avancées déterminantes : identification des régions génomiques et marqueurs moléculaires associés à la résistance partielle, introgression et cumul de ces régions dans des lignées agronomiques, identification de géniteurs et combinaisons de régions génomiques limitant les pertes de rendement dues à la maladie.
Les retombées de ces travaux sont visibles, avec l'inscription des premières variétés de pois de printemps améliorées ('Poseidon', 'Kagnotte', 'Karacter'). Leur utilisation nécessite la mise en place de stratégies de gestion durable des résistances.



