Contexte - Cet article est composé de larges extraits d'une intervention de l'auteur lors de la séance du 9 avril 2014 de l'Académie d'agriculture de France. Il s'agit de la partie abordant la lutte indirecte contre les ravageurs.
La partie sur la lutte directe a été traitée dans un précédent article publié dans Phytoma n° 675 (juin-juillet 2014).

Panorama - Les moyens de lutte (ou plutôt de protection) indirecte, sont par nature préventifs.
Les mesures agronomiques sont de type adaptation de l'assolement, de la rotation et des dates de semis (pour les cultures assolées).
La résistance ou tolérance variétale est envisagée contre des nématodes et insectes.
L'aménagement du paysage est possible dans la parcelle (enherbement des cultures pérennes, forme et taille sur toutes cultures) et autour (haies, talus, bords de champs, bandes enherbées ou fleuries, Trames verte et bleue, abris à insectes...). Ces pratiques relèvent de la lutte biologique par conservation (les autres formes de lutte biologique, qu'il s'agisse de lâchers massifs ou inoculatifs, étant de la lutte directe).
Les plantes-pièges (dans et hors des cultures) et couverts d'interculture peuvent avoir des visées antiravageurs.
Pour ces quatre types de pratiques, des exemples sont donnés avec leurs intérêts et leurs limites. Les évolutions sont signalées.