Dans l'objectif de diminuer l'usage des produits fongicides en viticulture, il semble intéressant de combiner la stimulation des défenses et la résistance variétale. Encore faut-il pouvoir comprendre et caractériser les mécanismes en jeu. La méthode BioMolChem permet de suivre et d'évaluer l'effet d'une stimulation des défenses dans différentes conditions, sur des cépages résistants ou sensibles.
Une stimulation des défenses peut conduire à une surproduction de polyphénols, mais cette augmentation globale ne suffit pas à expliquer la protection. La qualité des polyphénols présents est primordiale (exemple : accumulation de ptérostilbène antimildiou). De nombreux gènes impliqués dans la défense de la plante sont surexprimés dans les variétés résistantes, mais seuls quelques-uns sont des marqueurs de protection. Une stimulation des défenses tend à homogénéiser les réponses de l'ensemble des cépages, avec les sensibles qui surexpriment plus les gènes de la voie de biosynthèse des polyphénols et quelques gènes de PR protéines, conduisant à de la protection contre Plasmopara viticola.



