es mélanges variétaux de céréales offrent un potentiel agronomique prometteur : meilleure résilience aux stress, stabilité des rendements, contrôle des maladies. Cependant, leur mise en oeuvre nécessite de concilier divers critères parfois contradictoires.
Cet article synthétise les règles d'assemblage basées sur la recherche scientifique et les retours des agriculteurs, pour maximiser les bénéfices agronomiques des mélanges tout en minimisant les risques associés.
Les interactions entre les variétés, regroupées sous les « 4C » : compensation, complémentarité, coopération et compétition, influencent la performance des mélanges, d'où l'importance d'une sélection rigoureuse des variétés. Il est ainsi possible de combiner des variétés aux traits complémentaires pour répondre à des objectifs de rendement, de qualité (teneur en protéines, poids spécifique, aptitude à la panification) et de résilience face aux stress (sécheresse, maladies, carences). Mélanger au moins quatre variétés augmente la tolérance aux maladies du mélange, grâce à des associations de résistances génétiques et à une dilution des variétés sensibles. Il faut toutefois veiller à limiter la proportion de variétés sensibles (maximum 25%), et éviter les variétés sujettes à la germination sur pied ou aux mycotoxines.



