L'utilisation des associations variétales de blé en France a été multipliée par dix en dix ans, passant de moins de 2% des surfaces en blé tendre en 2014 à près de 20% en 2023.
Trois motivations principales à l'adoption des mélanges variétaux ont été identifiées dans le cadre d'enquêtes menées en 2014, puis en 2023-2024, auprès de 58 et 32 agriculteurs respectivement.
En cohérence avec les résultats des nombreuses recherches sur le sujet depuis les années 1980, la première motivation des agriculteurs est de mieux maîtriser les maladies fongiques et d'ainsi gagner en flexibilité sur les traitements et parfois (mais pas systématiquement) les réduire.
La deuxième motivation est de stabiliser la production en quantité et dans une moindre mesure en qualité. Cette stabilisation est permise par un accroissement du nombre de variétés dans la parcelle et dans l'exploitation, et la possibilité d'associer des variétés complémentaires pour un mélange robuste face à des environnements de culture variables.
Enfin, les mélanges sont aussi perçus comme une pratique facile à mettre en oeuvre et leur adoption est de plus en plus motivée par la simplification qu'ils permettent : simplification du semis et de la récolte, simplification de la surveillance et des interventions en cours de culture.
Ces motivations orientent les travaux de la recherche qui se penche actuellement sur des questions de stabilité en mélange et d'identification de caractéristiques variétales qu'il est possible, intéressant ou au contraire peu souhaitable d'associer.



