La vigne est confrontée à un grand nombre de maladies. La lutte chimique est actuellement la méthode la plus employée pour les maîtriser. Elle est de plus en plus raisonnée mais pose cependant des problèmes (souches résistantes, résidus dans les sols, les nappes phréatiques ou les vins, influence sur la fermentation et la composition des vins). L'amélioration par voie sexuée de la vigne est par ailleurs limitée (hétérozygotie des cépages caractères héritables polygéniques, mauvaises qualités oenologiques de certains hybrides, législation sur les AOC en France, etc.) Dans ce contexte, la technique d'amélioration par voie moléculaire (transfert de gène) s'est développée ces cinq dernières années. Elle concerne principalement les porte-greffes mais aussi plus récemment les cépages. Bien que les essais au vignoble soient encore peu nombreux, on évalue ici quelle peut être la place de cette technologie en viticulture et quels problèmes posent son utilisation. Vineyard grapevines are subject to a large number of diseases. Chemical control is currently the most commonly used method to stop their development. This type of control is becoming more and more integrated, but still poses problems (resistant strains, residues in soil, in ground water and even in wine, stops in fermentation and effects on the composition of wine). Sexual genetic improvement of the grapevine is limited (heterozygous cultivates, inherent polygenic characteristics, poor oenological quality of certain hybrids, specific legislation for vintage (AOC) wine in France, etc.)
Given this context, the use of molecular genetic improvement (gene transfer) has developed over the last 5 years. It concerns mainly rootstock and more recently scions. Although there have been few field tests, the article assesses the place of such technology in viticulture and the type of problems associated with its use.