La volonté actuelle de réduire les traitements phytosanitaires remet en avant l'utilisation de la résistance variétale aux maladies de la vigne gourmandes en fongicides.
Après les hybrides Vitis vinifera/Vitis spp. américaines, quasi abandonnées vu leurs qualités organoleptiques discutables, la recherche de cépages résistants au mildiou et à l'oïdium a repris en France en 1974 et a abouti à la création des génotypes « Bouquet ».
Les résistances de ces derniers au mildiou et à l'oïdium s'étant révélées monogéniques, le programme ResDur de création de variétés à résistances polygéniques par pyramidage de gènes a été lancé. Il vise la durabilité des résistances, fait la part belle aux partenariats et organise la surveillance préventive de l'érosion des résistances et de l'évolution des maladies secondaires.
Quatre variétés devraient être inscrites au catalogue début 2018, une dizaine en 2021 et d'autres pour 2023.
De plus, douze cépages européens résistants inscrits sont déjà classés en France.