Les usages des bactéries du genre Bacillus étant nombreux (fertilisants, biostimulants et/ou biopesticides) et de nouvelles espèces s'étant récemment ajoutées au Bacillus thuringiensis, bio-insecticide, connu depuis des décennies, un point sur ce genre bactérien est bienvenu.
L'identification des espèces et même des souches est un préalable indispensable à leur usage. L'article explique pourquoi. Une des raisons est que ce genre bactérien comporte à la fois des espèces dangereuses pour l'homme (Bacillus cereus et Bacillus anthracis) et des espèces bénéfiques (B. thuringiensis et d'autres citées plus loin), et que la différenciation entre espèces est difficile voire aléatoire (notamment entre B. thuringiensis et B. cereus). L'usage de souches identifiées est gage de sécurité.
Les modes d'action des Bacillus sp. comportent à la fois la compétition, la production de métabolites actifs vis-à-vis des agents pathogènes ou des ravageurs visés (antagonisme) et l'induction (élicitation) de réactions de défense des plantes.
Outre les souches de B. thuringiensis bio-insecticides utilisées depuis longtemps, d'autres Bacillus sp. sont récemment apparus dans des produits phytopharmaceutiques et/ou fertilisants en France :
' Bacillus subtilis souche QST 173 (gamme de biofongicides Sérénade) ;
' Bacillus amyloliquefasciens souche IT 45 (matière fertilisante Rhizocell) ;
' Bacillus firmus souche I-1582 (bionématicide Flocter) ;
' Bacillus pumilus souche QST2808 (biofongicide Ballad).



