La campagne betteravière 2003 se solde par des rendements irréguliers, liés en partie au climat, en partie à des événements phytosanitaires.
Côté ravageurs, les pucerons et la pégomyie ont nécessité des traitements au printemps et les acariens se sont manifestés l'été. La teigne a causé de graves dégâts en Auvergne et Bourgogne, surtout en favorisant des pourritures racinaires.
Parmi les maladies cryptogamiques, l'oïdium et la cercosporiose ont été importants. ? noter des attaques de rhizoctone et surtout en Bourgogne de graves pourritures de racines dues à des attaques de Rhizopus, elles-mêmes favorisées par la teigne.
Côté virus et phytoplasme, la rhizomanie marque le pas, climat et succès des variétés résistantes obligent, et le pathotype P du virus ne s'étend que très peu. L'effet des basses richesses est masqué par le rhizopus.
Le désherbage a été difficile. La levée lente et irrégulière des cultures a laissé la place aux mauvaises herbes tandis que les produits racinaires étaient peu actifs (sécheresse). Puis la reprise de la végétation, des désherbages et de l'activité des produits a permis la réussite des interventions de post-levée. Mais ensuite les adventices ont profité de l'été pour repartir (les betteraves souffraient et ne couvraient plus bien le sol), sans compter l'importance croissante des graminées résistantes aux fop/dim. The 2003 sugar beet season produced somewhat irregular yields : this was the result in part of the prevailing climate and also of events related to plant health.
Aphids and leaf-miners required treatment in Spring whereas mites made a notable appearance during the Summer. There were reports of sugar beet moth in Auvergne and Burgundy, where serious damage was caused, especially insofar as the way was paved for the emergence of root rot diseases.
Powdery mildew and cercosporiosis were most worthy of note. There were also outbreaks of root rot, especially in Burgundy, where the development of Rhizopus was enhanced by the presence of sugar beet moth. Rhizomania has been stabilised, thanks to the climate and the successful use of resistant varieties, and the pathotype P strain of the virus has spread very little.
Weed control was difficult. Slow and irregular crop emergence gave way to weeds, and the action of root products was relatively limited (very dry conditions). Subsequently, thanks to the resumption of plant growth, to effective weeding and the action of products, post emergence weed control was seen to be successful. However, weeds took full advantage of the summer weather conditions to flourish, the most affected sugar beet being those which no longer covered the soil. The increasing number of grasses which are resistant to fop/dim must not be overlooked either.



