En viticulture, le cuivre est couramment employé pour protéger la vigne du mildiou, aussi bien en agriculture biologique que conventionnelle. Cependant, la quantité annuellement utilisable par hectare a été successivement restreinte et son avenir réglementaire reste incertain du fait de son impact environnemental, notamment sur la vie microbienne du sol.
Le projet AlteRCuivre (novembre 2021-mai 2023), porté par plusieurs chambres d'agriculture de France, vise à permettre aux viticulteurs biologiques et conventionnels, ainsi qu'aux conseillers qui les accompagnent, de s'approprier les techniques et solutions alternatives disponibles pour réduire les quantités de cuivre employées.
Un état des lieux des pratiques des viticulteurs du réseau Dephy (2020-2021) a mis en évidence que moins de la moitié d'entre eux utilisent des produits de biocontrôle, un sur cinq des outils d'aide à la décision (OAD) et seulement un sur dix des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP). Par ailleurs, un recensement des expérimentations françaises sur les alternatives au cuivre a mis en avant des résultats d'efficacité assez variables en fonction de la substance étudiée. Des supports ont donc été mis en place pour permettre aux viticulteurs et aux conseillers de mieux appréhender ces techniques.



