La pression croissante de la cicadelle verte du pêcher (A. decedens) et de la punaise diabolique (H. halys) en Rhône-Alpes a conduit à la mise en place de suivis biologiques. Ces derniers ont permis de valider deux modèles prédictifs, basés sur un calcul thermique en sinus simple.
Définir des stratégies de lutte
Depuis 2019, les vergers de pêchers des Monts du Lyonnais sont confrontés à des dégâts croissants de la cicadelle verte du pêcher (Asymmetrasca decedens Paoli, 1932), qui provoque des crispations de feuillage pouvant aller jusqu’à l’arrêt de croissance des arbres, ce qui est préjudiciable en jeune verger (Photos 1 et 2). En parallèle, la punaise diabolique (Halyomorpha halys Stal, 1855) n’est signalée dans ce secteur que depuis 2020, sachant qu’elle cause des dommages conséquents (jusqu’à 50 % de fruits touchés sans lutte spécifique) sur les vergers de poiriers en Savoie depuis août 2019 (Photos 3 et 4).
Des suivis biologiques de ces insectes ont été réalisés en vergers, afin de comprendre la dynamique de présence de ces ravageurs et de vérifier la pertinence des modèles prédictifs de développement disponibles dans la bibliographie. L’objectif de l’étude est de disposer d’éléments sur la biologie de ces insectes pour définir des stratégies de lutte efficace.
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