Jusqu’à présent, très peu de cas de résistance aux herbicides avaient été rapportés chez les adventices du maïs. La mise en évidence de résistance à la mésotrione chez le Panic pied-de-coq et la Digitaire sanguine vient changer la donne.

impact des corvidés dans le finage franc comtois 01Les inhibiteurs de la 4-hydroxyphénylpyruvate dioxygénase, ou HPPD (groupe HRAC 27 / groupe R4P I2), empêchent la biosynthèse des caroténoïdes, qui sont des pigments protégeant la chlorophylle des végétaux contre la dégradation par la lumière du soleil. En conséquence, les plantes traitées blanchissent à la suite de la destruction totale de leur chlorophylle, puis meurent faute de pouvoir effectuer leur photosynthèse.

La nature des symptômes causés par les inhibiteurs de l’HPPD (Photo 1) leur a logiquement valu le qualificatif de « décolorants ». Ce mode d’action, commercialisé depuis les années 1990, est particulièrement utilisé pour lutter contre les adventices du maïs. Néanmoins, les inhibiteurs de l’HPPD n’avaient à ce jour sélectionné de résistance que chez un nombre relativement restreint d’espèces adventices : cinq au total, dont trois en Amérique du Nord, une en Australie et une en Chine (Heap, 2025). Aucun cas de résistance n’avait encore été signalé en Europe.

1. Le coût des dégâts à la levée, toutes espèces d’oiseaux confondues, serait estimé à 20 millions d’euros chaque année en France.
Photo : Arvalis

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