Le changement climatique influe sur la dynamique des bioagresseurs. Il devient essentiel de mieux comprendre les interactions plantes/bioagresseurs/climat pour mieux anticiper l’état sanitaire des cultures.

Le changement climatique bouleverse les équilibres écologiques. Les bioagresseurs, qu’il s’agisse d’insectes, d’agents pathogènes ou d’adventices, trouvent dans les conditions climatiques instables un terrain fertile pour
s’adapter, se multiplier et coloniser de nouveaux territoires (Singh et al., 2023). Or selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2020), chaque année, jusqu’à 40 % des récoltes sont perdues à cause des ravageurs et des maladies des plantes. Avec l’augmentation des températures globales et les épisodes climatiques extrêmes, cette proportion pourrait encore s’accroître. Un exemple frappant est celui de la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda) (Encadré 1, p. 23), originaire des Amériques, qui s’est propagée en Afrique, en Asie et en Europe en à peine une décennie, causant des pertes estimées à plusieurs milliards de dollars (Day et al., 2017).

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