un bio-insecticide a été testé
Vu la nuisibilité du charançon rouge du palmier sur les palmiers ornementaux en France, ainsi que l'évolution de la réglementation vers une prohibition des insecticides chimiques par et pour les municipalités et les particuliers, on recherche des solutions anticharançon de type produit UAB/de biocontrôle.Deux souches du champignon Beauveria bassiana, qui s'étaient montrées prometteuses en conditions semi-naturelles, ont été testées sur des palmiers d'alignement dans le sud de la France.
L'une d'elle, la souche 147, l'a été dans le produit Ostrinil (formulation microgranulée autorisée aujourd'hui sur palmier, mais pour l'instant seulement contre le papillon palmivore argentin).
L'autre, la souche NPP111B005, l'a été sous forme de produit expérimental (même type de formulation).
Les deux formulations ont été testées durant trois ans à raison de quatre applications par an, et comparées avec des palmiers témoins (traités au granulé à blanc ou non traités), sur quatre sites urbains différents.
Sur le site non contaminé en début d'essai, les deux formulations ont eu un effet préventif sur la durée de l'essai, alors que des entrées de charançon ont eu lieu (palmiers témoins attaqués).
Sur les trois autres sites, contaminés en début d'essai, l'effet est à la fois curatif sur les palmiers attaqués et pas encore assainis, et préventif sur les autres.
Dans ce contexte, la sou-che NPP111B005 s'est montrée plus efficace que la souche 147. C'était attendu car la première souche est isolée d'une espèce de coléoptère proche du charançon rouge, et non la souche 147 (isolée de lépidoptère).



