Plusieurs partenaires (liste dans l'article) ont lancé en 1999 un plan d'action pour améliorer la qualité de l'eau vis-à-vis des résidus de produits phytopharmaceutiques dans le secteur de Ouarville (Eure-et-Loir). Un diagnostic préalable avait décelé la contamination de son puits de captage AEP par des herbicides : atrazine, ses métabolites et des urées substituées.
Le suivi de 8 puits et de 2 piézomètres a prouvé l'importance des pollutions ponctuelles (contaminations accidentelles aux abords de ferme). Elles sont responsables des pics de pollution et de teneurs moyennes plus fortes que celles dues aux pollutions diffuses (issues du traitement des champs eux-mêmes). Des actions de prévention de ces pollutions ponctuelles (liste dans l'article) ont résolu le problème.
Concernant les pollutions diffuses et le « bruit de fond » (faibles teneurs constamment décelées), l'évolution est lente surtout vis-à-vis de l'atrazine interdite en 2003 (persistance dans le sol, temps de réponse des nappes). Des études ont décelé et hiérarchisé les facteurs de transfert : type de sol, facteur influent mais loin de tout expliquer, taux de carbone organique, date de traitement, type de produit...
Ces résultats intéressants, obtenus sur un terroir précis, ne doivent pas être extrapolés à la légère.



