La pourriture racinaire du pois, due à Aphanomyces euteiches, est un problème majeur pour la culture du pois en France. Une étude sur huit ans montre que la culture d’un pois résistant, alternée à celle d’une légumineuse résistante, la féverole, permet de préserver l’état sanitaire du sol.
J.P. Rivière, H. Miteul, C. Lavaud, M. L. Pilet Nayel Igepp, Inrae, Institut agro, Université de Rennes, 35653 Le Rheu
L'aphanomyces, une maladie majeure du pois
Le pois est la principale espèce de protéagineux cultivée en France (345 000 t produites en 2024), mais les surfaces ont fortement diminué depuis la fin des années 1990 (Figure 1), particulièrement du fait de l'instabilité des rendements de la culture due à sa sensibilité aux stress. L'un des stress majeurs du pois en France, est la pourriture racinaire précoce causée par l'oomycète tellurique Aphanomyces euteiches. Dans des parcelles fortement contaminées et à la faveur de conditions climatiques douces et humides, les dégâts dus à la maladie peuvent causer jusqu'à une perte totale de rendement.
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