Les mélanges variétaux influencent la dynamique épidémique et évolutive des populations pathogènes responsables de la septoriose du blé. Bien comprendre les mécanismes en jeu permettrait d’optimiser leur efficacité et de limiter les contournements de résistance variétale.

« On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Cette célèbre réflexion tirée du Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry, pourrait s’appliquer à l’adoption croissante des mélanges variétaux en France : si la pratique séduit à la fois les agriculteurs et les promoteurs de l’agroécologie, ses bénéfices les plus prometteurs ne sont pas nécessairement ceux qui sont les plus visibles et les plus documentés. Tirer parti de mélanges variétaux de blé pour contrôler la septoriose passe par une meilleure caractérisation des mécanismes épidémiologiques et évolutifs qui en déterminent l’efficience.

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