Le développement de la fraise en culture sur substrat s'explique en partie par la nécessité de limiter les problèmes de dépérissement fréquemment rencontrés en sol. Toutefois, depuis 2024, une augmentation significative des dépérissements est observée, dans les deux systèmes de production. Ces pertes sont associées à l'émergence d'un champignon du genre Neopestalotiopsis.
J. Garnodier¹, S. Gasq², M. Carmentran³, V. Fontaine⁴
¹ CTIFL, 30127, Bellegarde — ² Chambre d'agriculture de Vaucluse, Agroparc, 84140, Avignon — ³ Chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne, Maison de l'agriculture, 47008, Agen — ⁴ Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône, Maison des agriculteurs, 13626, Aix-en-Provence
Contexte de la saison 2025
À l'échelle nationale, la fraise représente une surface de 3 700 ha (Agreste, 2024), dont un tiers est cultivé en hors-sol. Les deux principaux bassins de production sont le Sud-Ouest avec 1214 ha et le Sud-Est avec 1160 ha. Pour le plus gros des volumes produits, le calendrier de production s'étale de début mars à début juillet. Depuis la saison 2024, des dépérissements anormaux ont été constatés en période de production. Des analyses d'identification ont permis de mettre en évidence la présence croissante du champignon Neopestalotiopsis sp. dans ces échantillons. Alors qu'il était présent dans 40 % des 17 échantillons envoyés en 2024, ce champignon apparaît cette saison comme étant associé à 75 % des dépérissements constatés sur le terrain (environ 60 échantillons au 11 juin), aussi bien en cultures hors-sol qu'en sol, le reste des dépérissements étant attribués à du Phytophthora sp.
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