Depuis les années 2000, le phytoplasme du stolbur induit des dégâts croissants dans les lavanderaies.

Sans possibilité actuelle de lutter contre le vecteur (la cicadelle Hyalesthes obsoletus) ou l'agent pathogène, la recherche s'est tournée vers la mycorhization. L'UESS (Université européenne des saveurs et senteurs) a ainsi lancé le projet Mycolav en 2017, dont l'objectif est d'étudier les effets de souches indigènes de champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) sur le dépérissement de la lavande et du lavandin. Ce projet rassemble trois autres partenaires techniques et scientifiques, le Crieppam, le Leca et Mycophyto.

L'état sanitaire de la culture influence de manière significative la richesse et l'abondance des CMA chez la lavande, mais il n'y a pas de différence chez le lavandin. Il est possible d'obtenir des plants mycorhizés à partir de boutures herbacées inoculées avec des CMA indigènes, issus des sols des lavanderaies.
Ces plants mycorhizés présentent un développement aérien plus important au cours de la première année d'implantation, voire un meilleur enracinement. Dans ces essais, la mycorhization n'a pas d'impact sur le rendement, et les premiers résultats sont en faveur d'un impact positif sur l'état sanitaire de 'Grosso' (lavandin) mais absent ou négatif sur les autres variétés.