La pollution de l'atmosphère par des résidus phytosantaires est étudiée depuis des années par la recherche. Ainsi l'UIPP (qui fédère les fabricants de produits phytosanitaires) et l'ADEME (établissement public sous tutelle du ministère de l'Environnement), cofinancent une thèse démarrée en 1998 à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg.
Le sujet de cette thèse est le suivi de l'évolution des concentrations de molécules phytosanitaires dans les phases gazeuse, liquide et solide (particulaire) de l'atmosphère et dans les eaux de pluie, la mise en relation de ces concentrations et l'étude des paramètres influençant la répartition entre les phases. En effet les concentrations dans les pluies, déjà étudiées par ailleurs, sont assez bien connues, mais les autres beaucoup moins car leur mesure pose des difficultés méthodologiques.
Les résultats disponibles aujourd'hui sont d'ordre méthodologique : mise au point d'appareils de prélèvements des molécules en phase gazeuse et particulaire (conception d'appareils collecteurs), adaptation des collecteurs d'eaux de pluie, couplage et étalonnage de l'ensemble des collecteurs.
Actuellement des prélèvements et des analyses par CPG sont en cours. Ils devraient permettre d'évaluer les concentrations de douze molécules représentatives dans les phases collectées avec leur évolution sur une année, et de mieux comprendre les modes de distribution entre les différentes phases. Air pollution caused by plant protection product residues has been the subject of studies for some years now. The UIPP (Union of the Agrochemical Industry) and the ADEME (under control of the Environment Ministry) is currently financing a thesis-project launched in 1998 at the University of Strasbourg.
The subject of this study is the monitoring of the development of plant protection molecules in the gaseous phase and particulate phase of the atmosphere and in rainwater, in order to establish the link between the different phases. Indeed, the level of molecules in the liquid phase (rain, fog) is already fairly well-known, but less-so the others, owing to difficulties in terms of methodology.
The results of the study have now been made public, and are for the most part method-related. The results provide indications relative to sampling equipment for gaseous and particulate phase molecules, adaptation of liquid phase samplers and the connection and gauging of all samplers.
Currently, samples and analyses are carried out using gas-liquid chromatography. These tests should make it possible to assess the level of 12 representative molecules, and to examine the evolution over a 12-month period, so as to have a better understanding of the breakdown between the different phases.