Jusqu'à la fin des années 1960, le sol a été considéré comme un simple substrat pour les cultures, éventuellement porteur d'agents pathogènes et de bioagresseurs des racines. Si l'existence de communautés microbiennes bénéfiques pour les cultures est désormais reconnue, il est également démontré que l'équilibre des populations telluriques importe plus que les espèces en présence. Les racines, loin d'être passives, jouent un rôle majeur en modifiant les caractéristiques du sol, aussi bien physicochimiques que biologiques.