L'orobanche rameuse Phelipanche ramosa, très présente en Poitou-Charentes et en Vendée sur colza, infeste régulièrement de nouvelles parcelles, provoquant un jaunissement du feuillage, une diminution de la biomasse et des pertes de rendement (réduction du nombre de siliques).
La germination et la fixation du parasite sur le colza sont déclenchées par des signaux libérés par la plante-hôte au niveau racinaire. Des travaux de thèse ont été menés sur l'intervention des micro-organismes du sol dans cette « communication » hôte/parasite.
Des communautés microbiennes des sols dits « compatibles » au parasitisme favorisent le développement précoce de l'orobanche rameuse en amplifiant le dialogue moléculaire établi avec l'orobanche dans la rhizosphère. Outre la libération de molécules de signal par ces communautés, l'hypothèse d'une activité enzymatique microbienne a été confirmée en isolant des candidats bactériens et fongiques du sol. ? l'inverse, des communautés microbiennes de la rhizosphère du colza peuvent réduire le parasitisme de l'orobanche en réduisant le nombre et le développement des fixations parasitaires, et en induisant des nécroses de ces fixations. Elles n'auraient cependant pas d'impact sur le développement précoce de l'orobanche rameuse (germination, formation du préhaustorium). Des mécanismes suppressifs spécifiques et des candidats ont été proposés à la suite d'analyses corrélatives et de tests nécrotiques.



