La pyrale de la vigne, Sparganothis pilleriana (Denis & Schiffermüller), a longtemps été un important ravageur des vignes françaises. Au printemps, ses larves détruisent bourgeons, feuilles et jeunes grappes. Elle est circonscrite de nos jours à des foyers d'importance limitée, en particulier dans le nord-est de la France.

Au début du XIXe siècle, pour se prémunir des pyrales, les viticulteurs réduisaient les populations de chenilles en ramassant les ?ufs (ooplaques) ou en organisant des pèlerinages à la chapelle des Minimes de Montmerle-sur-Saône pour demander l'intercession de « Notre-Dame du Ver ».
En 1835, le baron Charles Walkenaer, préfet, entomologiste, géographe et érudit, exposait, devant la Société entomologique de France, que le procédé le plus sûr et le plus efficace pour combattre la pyrale était la cueillette des feuilles au moment où elles renferment soit les pontes, soit les chenilles, soit les chrysalides.