De nouveaux outils de diagnostic basés sur l'analyse d'image (spectrométrie, fluorométrie, etc.), les techniques immuno-enzymatiques (test Elisa) ou la PCR (polymerase chain reaction) commencent à influer sur la conduite des cultures et la vente des productions agricoles.
Les techniques employées deviennent de plus en plus simples, fiables, bon marché et disponibles sous forme de kit. Elles sont encore rarement utilisables à la ferme vu que dans ce cas l'obtention d'informations quantitatives est souvent nécessaire ? or souvent cette quantification ne peut être valablement obtenue qu'en laboratoire.
Ces nouveaux outils de diagnostic sont déjà très largement mis en oeuvre pour vérifier la pureté des lots de semences, ou encore la bonne santé des plantes dans le cadre de la sélection sanitaire et des échanges internationaux (quarantaine). Ils sont de plus en plus utilisés pour assurer les consommateurs de la qualité et de l'origine des produits agricoles : taux de résidus phytosanitaires (fongicides entre autres), présence et taux d'OGM (y compris demain ceux modifiés pour la résistance à des maladies).
Pour les producteurs, ces outils pourraient améliorer l'utilisation des produits phytosanitaires en général et des fongicides en particulier dans le cadre d'une protection raisonnée des cultures. En effet ils peuvent permettre une détection pré-symptomatique des contaminations et une évaluation de leur intensité (la pression de maladie). Mais ils ont des limites, comme illustré dans le cas du piétin-verse du blé.
Dans l'avenir, ils pourraient dans certains cas servir à déterminer des seuils de déclenchement de traitement et des conseils d'adaptation de doses de fongicides (par exemple contre la septoriose du blé). Mais il reste du chemin à parcourir avant que les résultats donnés par ces outils de diagnostic puissent être traduits en conseils pratiques pour déclencher et doser des traitements fongicides. New diagnostic tools using image analysis, immuno-enzymatic techniques (ELISA) or PCR are beginning to have an influence on the crop management and the sale of farm produce. The techniques used are becoming more simple, reliable, cost-effective and available in kit form. They are still rarely used on farms.
These new diagnostics are used for checking the purity of seed batches or even the health of plants in order to improve health selection and compliance with quarantine regulations for international trade. They are used more and more as a means of reassuring consumers as to the quality and origin of farm produce (pesticides residue levels, GM presence and levels).
For farmers, these tools can help to improve the use of pesticides, as fungicides, in integrated crop protection. The tools can help in the pre-symptomatic detection and assessment of the intensity of contamination. The tools have limits (e. g. take-all of wheat).
In future, these tools could be used to determine thresholds for triggering treatments and for drawing up guidelines for fungicide dosing. There is still however some way to go before the results provided by such diagnostic tools can be translated into practical advice.