En agriculture, rien n'est figé, qu'il s'agisse de pratiques agricoles ou d'adaptation des bioagresseurs. La surveillance du territoire demeure essentielle pour mesurer ces changements. Les observations du terrain permettent d'évaluer les impacts des populations (p. 22), mais également d'en étudier le comportement. L'exemple des pigeons ramiers, qui privilégient les champs de tournesol proches des forêts, démontre l'influence du paysage dans le niveau des dégâts (p. 26). La surveillance doit aussi permettre la détection précoce de nouveaux ravageurs. La réactivité de la filière figue confrontée au charançon noir en 2019 en est l'illustration (p. 29). Il faut donc connaître les menaces émergentes, comme celles posées par les très discrets et polyphages Scirtothrips (p. 34), qui pourraient s'installer dans le sud de la France et menacer de nombreuses cultures, notamment les agrumes et la vigne.

P. 22 Impact des vertébrés déprédateurs dans le Nord-Finistère


P. 26 Effets du paysage sur les dégâts d'oiseaux
en tournesol et maïs


P. 29 Ravageur des figuiers : quelles solutions dans le futur ?


P. 34 Les Scirtothrips, un nouveau danger pour l'agriculture française ?