La chrysomèle du maïs est durablement installée en France et son éradication impossible.
Ralentie dans son expansion par des politiques de lutte obligatoire (éradication de certains foyers et confinement dans certaines régions), elle n'occasionne pas encore de dégâts.
Mais son expansion étant inéluctable, une évaluation de sa nuisibilité selon les zones maïsicoles s'imposait.
Cette analyse s'est effectuée en deux étapes :
' recensement des facteurs de nuisibilité, soit les facteurs influençant les niveaux de populations (« intensité du maïs », définie dans l'article, climat, type de sol, protection insecticide au semis) et les facteurs influençant les pertes de rendement pour un niveau de population donnée (stress hydrique, état du système racinaire en début d'attaque) ;
' cartographie fine des zones maïsicoles françaises séparées en segments (54 pour le maïs grain et 51 pour le fourrage, chevauchements possibles) selon les facteurs de nuisibilité indiqués.
Deux cartographies, l'une du potentiel de développement des populations, et l'autre du risque de nuisibilité sur les maïs succédant à un maïs (même parcelle deux années consécutives) ont pu être publiées.
Elles montrent que les zones concernées sont parmi les plus maïsicoles et représentent 25% des surfaces en maïs grain et 10% en maïs fourrage, et que 10% des maïs grain et 6% des maïs fourrages sont réellement menacés.
Elles incitent à surveiller particulièrement ces zones désormais localisées.



