Un travail de recherche bibliographique, réalisé par quatre étudiants agronomes de l'option PPE (Protection des plantes et de l'environnement), entre trois grandes écoles d'agronomie françaises ' Agrocampus Ouest, AgroParisTech, Montpellier Sup-Agro ' vise à identifier les plantes et leurs métabolites secondaires pouvant être utilisés comme herbicides.
Ces recherches ont conduit à une vingtaine de plantes d'intérêt contenant chacune des métabolites secondaires ayant des effets allélopathiques sur certaines adventices.

Après avoir établi une liste des plantes à potentialité herbicide, une plante a été étudiée plus en détail pour illustrer les étapes du développement d'un herbicide d'origine végétale. Il s'agit de la Myrica gale (famille des myricacées), contenant un métabolite secondaire d'intérêt appelé myrigalone A (une molécule faisant partie des ?-tricétones). Cette substance a été identifiée comme antigerminatif potentiel. Ces propriétés antigerminatives permettraient de développer une alternative aux pesticides de synthèse en inhibant la levée des adventices en début de culture.
Cependant, développer un extrait de plante demande de faire face à de nombreux défis, pour ne pas dire verrous : développement d'un extrait dont la composition chimique n'est pas totalement caractérisée ou extraction de la molécule active, efficacité en plein champ acceptable pour l'agriculteur, innocuité pour la santé et l'environnement, respect de la réglementation.