Récemment, une thèse a été soutenue sur les effets de traitements à base de cuivre répétés des dizaines d'années durant sur les sols viticoles.
Son auteur nous apprend que les doses de cuivre retrouvées dans les parcelles viticoles sont très fortement supérieures à celles trouvées dans les autres parcelles, même dans l'Hérault où l'on ne signale pas de problèmes de phytotoxicité.
Une étude de laboratoire (plantes herbacées en pot) des relations entre taux de cuivre, type de sol, biodisponibilité du cuivre et phytotoxicité a :
? confirmé que les phytotoxicités se produisent pour des sols à la fois acides (pH inférieurs à 6) et sableux (faible capacité d'échange cationique).
? établi que la biodisponibilité du cuivre pour les plantes ne dépendait pas de son acidité, mais de la quantité de cuivre dans le sol et de la capacité d'échange cationique (CEC) de ce dernier.
? déduit que l'absence de phytotoxicité en sols neutres ou basiques (pH supérieurs à 6) ne vient pas d'une moindre biodisponibilité du cuivre.
L'examen des flux de cuivre entrant dans et sortant des parcelles montre l'intérêt d'une pulvérisation soignée et de formulations de qualité pour limiter les entrées au sol.
Sont évoquées les réductions de doses : réglementation de l'agriculture biologique, réductions dans d'autres pays, réglementation des apports de boues de stations d'épuration et nouveaux produits cupriques à doses de cuivre métal réduites. A recently published thesis dealt with the effects of repeated copper-based treatments on vineyard soil over several decades.
Through an interview with the author we learn that copper levels found in vineyard plots are much higher than those found on other plots, even in the Hérault department of southern France, where there are no reported problems of phytotoxicity.
A laboratory test (using potted plants) of the relationship between copper levels, soil type, bioavailability of copper and phytotoxicity produced the following results :
? confirmation that phytotoxicity occurs in acid (pH below 6) and sandy soils ;
? observation that the bioavailability of copper for plants is not dependent on the above data but moreover on the quantity of copper in the soil and on the cationic exchange capacity of the latter.
? deduction that the absence of phytotoxicity in neutral or basic (pH above 6) soils is not the result of a lesser bioavailability of copper.
A plot-specific study of copper input and outflow illustrates the usefulness of taking great care in making up formulations and also during spraying so as to keep soil inputs to a minimum, and in addition to foresee the use of grassed strips around plot borders so as to reduce run-off to water sources.
The interview goes on to deal with dosage reductions: organic farming legislation, reductions in other countries, legislation pertaining to the use of water treatment sludge and also new copper-based products with reduced copper metal levels.



