On a constaté en 1998 dans le Finistère des dégâts spectaculaires de kabatiellose du maïs. Cette maladie due à Kabatiella zeae, détectée en France en 1971 et 1972, était considérée depuis comme endémique et sans vraie nuisibilité. Elle a sans doute été favorisée par les facteurs climatiques de l'été 1998 dans la région (fraîcheur et humidité).
L'article rappelle les symptômes et les moyens de les différencier de ceux dus à l'anthracnose, l'évolution de la maladie et des dégâts, ainsi que les facteurs du milieu connus comme favorisant la contamination :
? de 10 °C à 15 °C (optimum 10-12 °C) ;
? durée d'humectation suffisante ;
? mais aussi présence, dans les secteurs où se pratique le travail simplifié du sol, de résidus de maïs en surface pouvant porter de l'inoculum sous forme de stromas.
Les moyens de lutte possibles sont préventifs : broyage et enfouissement des résidus de maïs après une récolte pour éviter les attaques l'année suivante. La sélection d'hybrides tolérants est possible.
Noticeable damage was caused in the corn crops of Finistère (french Brittany) in 1998 by Kabatiellosis. This disease, caused by Kabatiella zeae, was detected for the first time in France in 1971 and 1972 and was seen as endemic and relatively harmless. The regional summer climatic conditions (cool and humid) of 1998 certainly played a role in the development of the disease.
The article provides a reminder of the symptoms and the means of differentiating the latter from those caused by Anthracnosis, and then goes on to describe the development of the disease and the damage caused as well as a presentation of the factors which play a role in such development, i.e.
? temperatures between 10 °C and 15 °C (optimal temperature between 10 °C and 12 °C)
? sufficiently lengthy humid conditions
? sufficient surface corn residues carrying the innoculum in the form of stromas.
The author then goes on to describe the different control methods available, particularly the grinding and subsequent burying of post-harvest corn residues in order to prevent reoccurrence the following year. The selection of tolerant hybrids is also possible.



