En quête de pratiques non polluantes pour gérer des bioagresseurs en production végétale, certains agriculteurs se tournent vers l'isothérapie. Cette technique, proche de l'homéopathie, consiste à utiliser des solutions diluées et dynamisées à base de macérât du bioagresseur. Peu connue, elle n'avait fait l'objet d'aucune compilation des travaux réalisés à son sujet.

Un premier recueil des publications primaires traitant d'isothérapies appliquées sur végétaux a été réalisé. Une recherche bibliographique a permis de retenir vingt-cinq articles primaires, répartis en quatre catégories :
' maladie sur végétal malade ;
' ravageurs sur végétal ravagé ;
' végétal sain sur lui-même ;
' hormone végétale sur végétal sain.
Deux tiers des publications montrent des effets significatifs des isothérapies sur végétaux traités. Ces effets :
' tendent vers l'inhibition du développement de la plante si celle-ci est saine ;
' favorisent le développement de la plante si celle-ci est en état de stress ;
' sont davantage marqués avec des isothérapies d'hormone ou de maladie.
Les effets, non observés sous toutes conditions, dépendraient des préparations et des conditions expérimentales.