Des travaux ont été réalisés dans le sud-est de France (près d'Avignon) sur les oïdiums des cucurbitacées. 28 espèces ou variétés différentes de plantes ont été inoculées artificiellement par cinq agents de cet Oïdium (Les races 0, 1 et 2 de Sphaerotheca fuliginea et les races 0 et 1 d' Erysiphe cichoracearum): outre les cucurbitacées (concombre, courgette et melon), des plantes telles que le séneçon, le liondet ou certaines variétés de tournesol peuvent être hôtes d'un ou plusieurs de ces parasites. Des inoculations par l'agent de l'oïdium de la tomate Oidium lycopersicum confirment que les concombres, courgettes et melons peuvent être sensibles à ce parasite. Des piégeages dans la nature suivis de contaminations sur diverses espèces et variétés montrent que des oïdiums du genre Erysiphe et provenant de laiteron, de séneçon et de scarole peuvent coloniser des cotylédons de cucurbitacées. Ces mêmes oïdiums ainsi que celui issu de plantain peuvent s'installer sur des melons. Par ailleurs on a trouvé sur melon un oïdium ressemblant à celui de la tomate et capable d'infecter cette dernière. En dehors de la période de culture des cucurbitacées, il existe donc bien des possibilités de multiplication végétative ou au moins de maintien d'oïdiums sur des plantes-hôtes relais. Des piégeages réalisés dans la nature et étalés sur quinze mois ont permis d'établir un cycle épidémique de présence des divers oïdiums. Par ailleurs, la présence de cléistothèces sur débris de courgettes suggère la possibilité d'une conservation hivernale sous cette forme, même si le redémarrage d'épidémies au printemps à partir de ces périthèces n'a pu être observé. Enfin, l'exposition de melons à la race 1 de S. fuliginea semble les prémunir contre les attaques de la race 2 à laquelle ils sont en principe sensibles. De même des cotylédons de melons sensibles à Erysiphe cichoracearum lui deviennent tolérants s'ils sont pré-inoculés avec l'oïdium de la betterave E. betae. Studies of powdery mildew of cucurbitaceous crops have been carried out in SE France, in the region around Avignon.
28 different species or plant varieties were artificially inoculated with 5 powdery mildew agents (races 0, 1 & 2 of Sphaerotheca fuliginea and races 0 & 1 of Erysiphe cichoracearum ) : besides the cucurbits (cucumber, courgette & melon), certain plants, such as groundsel and some varieties of sunflower can act as hosts to one or more of these parasites. Inoculation with the tomato powdery mildew agent Oidium lycopersicum provides confirmation that cucumber, courgette and melon crops are all sensitive to this parasite.
Natural trapping, followed by subculture, shows that Erysiphe powdery mildew strains from groundsel and endive can colonise the cotyledons of cucurbits. These same strains, as well as that from plantain can also take a foothold on melons. Furthermore, on melons, a strain of powdery mildew similar to that of the tomato, and capable of infecting such crops, was found.
Outside the season, there is therefore a strong possibility of multiplication, or at the very least, maintenance of powdery mildew on interim host plants. The epidemic cycle of diverse powdery mildew strains was made possible by a process of natural trapping carried out over a period of 15 months. Furthermore, the presence of peritheces on courgette plant debris suggests the possibility of winter conservation, although the resumption of epidemics from such peritheces has not been directly observed.
Finally, exposure of melons to race 1 of Sphaerotheca fuliginea would seem to protect against outbreaks of race 2, to which melons are highly sensitive. In the same way, melons sensitive to Erysiphe cicoracearum become protected from the latter if they are pre-inoculated with Erysiphe betae, the powdery mildew strain from beet.