La seconde moitié du XIXe siècle est marquée par l'introduction dans les vignobles français de parasites et maladies : l'oïdium, le phylloxéra, le mildiou. L'amélioration génétique et la chimie ont permis à la viticulture de faire face à ces crises sanitaires. La diminution des solutions phytopharmaceutiques incite à renforcer l'innovation variétale.

Le programme d'innovation variétale Inra-ResDur entamé en 2000 permet d'assembler plusieurs facteurs de résistance dans de nouvelles variétés, afin d'assurer une protection fiable mais aussi durable vis-à-vis d'Erysiphe necator et de Plasmopara viticola.

Le bilan global du programme est de 50 croisements différents réalisés, quatre variétés inscrites et 71 variétés en sélection finale, dont 51 déposées pour l'inscription. La recherche se poursuit pour trouver de nouvelles sources de résistance et accélérer les délais de sélection.