La dissémination éolienne (par le vent) des champignons phytopathogènes comprend trois phases : la libération de spores, leur transport proprement dit, et enfin leur dépôt. Les mécanismes biologiques et physiques (aérodynamiques notamment) régissant ces trois phases sont décrits ici, avec des conditions de réussite ou d'échecs des différentes étapes ; des exemples sont donnés pour diverses maladies des céréales, de la vigne, de la pomme de terre, du tabac ou de la canne à sucre.
La connaissance de ces mécanismes permet de prévoir plus efficacement, en fonction des conditions atmosphériques, les risques de déclenchement d'épidémies par introduction d'inoculum dans une zone donnée. Cette connaissance peut aussi aider à limiter les conséquences de maladies déjà présentes dans une région. Pour ces applications pratiques, des exemples sont donnés sur le blé, le pommier et le tabac.
Enfin, cette connaissance peut être utilisée à propos de la dissémination, non seulement de spores phytopathogènes, mais aussi de divers germes ou encore de pollens (allergogènes ou encore de variétés précises dans le cadre d'isolements pour amélioration variétale classique ou par transgénèse). Reste à mieux quantifier ces phénomènes.
There are three stages to wind-assisted scattering of plant pathogenic fungi : release, transportation and deposit of spores.
The article describes the biological and physical (mainly aerodynamic) mechanisms involved and details the factors which can ensure the success or failure of each of the stages : examples are given for different diseases affecting cereal, vine, potato, tobacco and sugar-cane crops.
Greater awareness of the mechanisms involved, coupled with consideration of the atmospheric conditions can make it easier to make an effective forecast of the possibilities of outbreak of a disease. Such awareness can also provide help in limiting the consequences of diseases which are already established in a specific region. Examples are again provided, for wheat, apple and tobacco crops.
As well as measuring the spread of disease, the same information can also be used for forecasting the spread of seeds and pollen (extremely useful in allergen terms of and also for variety enhancement and transgenetics). However, further work is required in order to quantify these phenomena.



