Le biocontrôle est une alternative à la lutte chimique en plein essor, mais qui nécessite encore de nombreuses études avant de pouvoir être déployée de manière efficace en plein champ, car de nombreux facteurs sont susceptibles de modifier son efficacité.

Dans le cadre d'un projet européen, Optima, l'équipe QuaRVeg (Qualité et résistance aux bioagresseurs des espèces légumières), de l'Institut de recherches en horticulture et semences (IRHS), a cherché à comprendre comment les produits de biocontrôle peuvent agir sur la plante.

L'équipe a pour cela testé l'efficacité d'une dizaine de produits de natures différentes vis-à-vis d'Alternaria dauci sur la carotte. Un outil d'analyse moléculaire a été développé pour identifier les stimulateurs de défense des plantes (SDP) parmi ces produits. L'étude a également mis en évidence des différences variétales de réceptivité à ces produits, ainsi que l'absence de corrélation entre réceptivité et protection. Ces résultats ouvrent la voie à une utilisation optimisée des produits de biocontrôle.