Des études réalisées entre 1988 et 1997 ont montré que l'hétéroptère auxiliaire Anthocoris nemoralis est efficace contre le psylle du poirier Cacopsylla pyri, soit en lâchers inondatifs (au moins 17 000 adultes/ha), soit en lâchers inoculatifs (2 600 à 7 200 adultes/ha) fin mai/début juin, à condition d'éviter les traitements insecticides polyvalents dans la période proche du lâcher.
Une étude menée en 1999 a évalué l'effet de lâchers inoculatifs précoces (trois modalités, de 3 100 à 8 000 adultes/ha, du 20 avril au 10 mai). Elle a montré la meilleure régulation des psylles pour le lâcher intermédiaire, de fortes populations d'anthocoris et de psylles pour le plus tardif et une régulation médiocre pour le plus précoce avec le plus faible effectif. Les dégâts ont partout été en dessous du seuil de dégât économique.
Ces résultats sont encourageants pour la technique de lâchers inoculatifs précoces, à condition de les réaliser en présence d'une population de psylle déjà suffisante (pour «bien nourrir» le prédateur) mais pas trop importante, donc encore maîtrisable. Studies carried out between 1988 and 1997 have shown that the beneficial heteroptera Anthocoris nemoralis provides effective control of pear psyllid Cacopsylla pyri, either by way of « flood » release (i.e. at least 17 000 adults per hectare), or by way of inoculative releases (2 600 to 7 200 adults per hectare) at the end of May/beginning of June, on condition that multi-purpose insecticide treatments are avoided in the period leading up to and following release.
A study carried out in 1999 assessed the effect of early inoculative releases (three separate trials, ranging from 3 100 to 8 000 adults per hectare, between 20 April and 10 May). The study showed that psyllid populations were best regulated by the intermediate release; that high populations of anthocoris and psyllid are best for late releases and that poor regulation occurs with the earliest release with the lowest adult per hectare population. Everywhere, damage levels were below the economic damage level.
These results are encouraging as far as early inoculative release is concerned, on condition that sufficient psyllid populations are present but not so high as to be difficultly controllable.