Les mécanismes de résistance des plantes aux agressions d'agents pathogènes mettent en oeuvre des systèmes préventifs mais aussi des mécanismes déclenchés par les agressions elles-mêmes.
Les résistances acquises génétiquement (sélectionnées empiriquement jusqu'alors) sont souvent l'expression de gènes spécifiques, mettant en oeuvre des interactions gènes pour gènes entre gènes d'avirulence du pathogène (premier clonage en 1985) et de résistance de la plante (premier clonage en 1993).
Ces découvertes font envisager d'accélérer et mieux cibler la sélection variétale des plantes cultivées en identifiant les gènes utiles, en repérant précocement leur intégration dans les plantes, voire en les introduisant par génie génétique.
Les réactions de défense sont de divers types (hypersensibilité notamment). Certaines sont déclenchées par la sécrétion d'éliciteurs dont plusieurs sont identifiés. Les plantes sécrètent alors des protéines PR (pathogenic related) et des antibiotiques, les phytoalexines (environ 300 sont connues).
L'application d'éliciteur sur des plantes (comme leur sécrétion en réponse à l'agression d'un pathogène) déclenche des mécanismes de défense appelés Résistance systémique active (RSA). Celle-ci met en oeuvre la production par la plante de substances messagères, notamment l'acide salycilique et l'acide jasmonique.
Ces découvertes expliquent l'activité de certains composés déjà connus (phytoalexines issues de végétaux, acide salycilique, fosétyl-al, éthylène, etc.)
Elles permettent d'envisager de protéger les plantes par l'application de stimulateurs de défenses naturelles (SDN), substances stimulant ces mécanismes de défense, ou encore par l'intégration dans le génome des plantes de gènes codant pour la production de ces substances. Mais des études complémentaires et des précautions sont nécessaires. Plant resistance mechanisms against attacks by pathogenic agents use both preventive systems and also systems which are triggered by an attack.
Genetically-acquired resistance (until now empirically selected) is often the expression of specific genes, the result of gene-for-gene interaction between a virulent genes of the pathogen (first successful cloning in 1985) and resistance genes of the plant (first successful cloning in 1993).
These discoveries pave the way to faster and better-targeted varietal selection of plants by identifying useful genes and using genetic engineering methods to introduce them at an earlier stage in the plant development process.
There are a number of different types of defence reactions (hypersensitivity being the most common). Some of these reactions are triggered by the secretion of elicitor substances, several of which have been identified.
It is therefore known that plants secrete pathogen-related proteins and antibiotics, phytoalexins (of which there are around 300 known examples).
The application of an elicitor substance triggers the natural defence mechanism known as systemic acquired resistance (SAR). This mechanism causes the plant to produce messenger substances, in particular salycilic acid and jasmonic acid.
These discoveries help to explain the activity of certain previously-known compounds (phytoalexins, salycilic acid, fosetyl-al, ethylene, etc.).
They also make it possible to envisage the protection of plants using natural defence stimulators (NDS), i.e. substances which stimulate the natural defence mechanism, or even by integrating genes which are coded to produce these substances, into the plant's genome. However, further study and certain precautions are required.