La pyriculariose, découverte sur gazons sportifs en France en 2013, est une maladie émergente potentiellement très nuisible.
Le responsable, Pyricularia grisea (sa forme sexuée, du genre Magnaporthe, n'a pas été trouvée sur gazon) est très proche de l'agent de la pyriculariose du riz. La maladie profite de la chaleur estivale, de l'humidité de gazons arrosés et de leur fragilité en cas d'usage intensif.
Le biovigilance (épidémiosurveillance) est indispensable. Le diagnotic, difficile à obtenir, peut utiliser la PCR.
Une fois le diagnostic établi, la maîtrise de la maladie exige de combiner des pratiques. Les strobilurines autorisés sur gazon sont utilisables en préventif. Des conseils sont donnés sur d'autres pratiques (arrosage, fertilisation, usage du biocontrôle, etc.).



