Les bioagresseurs des cultures sont encore, malgré l'arsenal de méthodes de lutte utilisées, en particulier chimiques, responsables de 30 à 50% des pertes de récoltes depuis la production jusqu'à la commercialisation (source FAO). Les contraintes environnementales et sanitaires et les nouvelles directives européennes imposent une réduction importante de l'utilisation des pesticides.
Ce contexte crée les conditions pour développer de nouvelles méthodes et stratégies de gestion des bioagresseurs, voire pour repenser totalement la façon de concevoir la protection des plantes.

Le recours à l'immunité de la plante est un des leviers possibles. Ce levier a d'ailleurs été largement été utilisé car les variétés résistantes peuvent présenter un contrôle de la maladie bien plus élevé qu'un pesticide sans conséquences environnementales.
Cependant, il n'est pas toujours possible de recourir à ce type de variété et ces résistances peuvent également être contournées par de nouveaux variants des bioagresseurs.
Dès lors, une autre alternative basée sur un renforcement de l'immunité de la plante est proposée à travers l'utilisation de produits ayant une activité de stimulation des défenses de la plante. Cependant, pour être efficace, ce type de solution doit prendre en compte la complexité et la plasticité du réseau immunitaire.