On cherche à freiner les phénomènes de germination des tubercules de pomme de terre après leur récolte. La baisse de température peut aider à cela mais l'utilisation de substances antigerminatives est souvent requise.

Actuellement quatre substances sont disponibles.
L'hydrazide maléique s'applique au champ. Il inhibe préventivement la germination des tubercules récoltés ensuite. Il a d'utiles effets secondaires : inhibition du « rejumelage » (repousse physiologique) en cas de risque climatique (températures élevées après tubérisation), puis limitation des repousses de pommes de terre dans la culture suivante donc des risques sanitaires associés.
Le chlorprophame (ou CIPC) s'applique après récolte mais lui aussi agit préventivement. Il s'applique de moins en moins par poudrage et de plus en plus par thermonébulisation ; le poudrage peut être remplacé par une pulvérisation UBV (ultra-bas volume).
L'huile de menthe (huile essentielle de menthe verte), récemment autorisée, s'applique elle aussi par thermonébulisation. Elle détruit les germes (action curative). D'origine naturelle, elle est UAB. Elle n'est pas soumise à LMR.
L'éthylène, lui aussi récemment autorisé, UAB et non soumis à LMR, freine la formation des germes (action préventive) et leur développement (action curative). Il s'applique avec un procédé dédié.
Les coûts et possibilités de combinaison des substances entre elles (succession dans le temps) et avec la gestion des températures sont évoqués.