Les mauvaises herbes demeurent une préoccupation majeure des agriculteurs. Les herbicides de synthèse disparaissent les uns après les autres, les solutions de biocontrôle peinent à voir le jour et le retour vers le futur du désherbage s'écrit désormais avec des herses-étrilles et des bineuses.

En complément du désherbage manuel, les herses furent utilisées par nos ancêtres pour essayer de gérer les adventices dans les cultures. Pour l'agriculteur, au même titre que la charrue remplace la bêche, la herse remplace le râteau du jardinier. Elle dérive d'ailleurs du rastrum, instrument aratoire de nos ancêtres latins et dont l'invention se perd dans la nuit des temps. Les premières herses n'étaient qu'un lourd et grossier râteau traîné par des attelages. Il faudra attendre les agronomes Mathieu de Dombasle (1777-1843) et Louis Poirot de Valcourt (1771-1855) pour que l'engin s'améliore.