Le rapport 2019 IPBES de l'évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques décrit un déclin généralisé de la survie des espèces depuis 1980. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), sur les 15'000 espèces recensées en Europe, plus de 1'600 sont menacées. Différentes causes sont avancées, parmi lesquelles la pollution chimique : médicaments humains et vétérinaires, biocides, produits phytopharmaceutiques, etc.
Dans le cadre du plan ?cophyto 2+, trois ministères ont confié en 2020 à Inrae et l'Ifremer le pilotage d'une expertise scientifique collective (ESCo) et multidisciplinaire sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques, depuis leurs zones d'épandage jusqu'au milieu marin, en France métropolitaine et en outre-mer.
Les conclusions confirment que l'ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques, avec des impacts directs et indirects avérés sur les écosystèmes et les populations d'organismes y vivant.
Les concentrations tendent à diminuer pour les substances interdites depuis plusieurs années.
Les travaux soulignent les besoins de recherche complémentaires pour mieux quantifier les impacts des produits phyto sur l'environnement. Ils identifient plusieurs leviers d'atténuation de ces impacts, liés à la réglementation, aux pratiques d'utilisation des produits et à la structure des paysages agricoles.



